mercredi 18 novembre 2015

Et si on allait à Baie Lazare ?


6h02 : Le soleil se lève, je me roule dans mon lit en me demandant ce que je vais faire de ma journée.. Pendant les congés, je n'aime pas vraiment prévoir. Je n'ai "jamais" de plan.

7h30 : Et si on allait à Baie Lazare ? Une plage où je me rends rarement aux Seychelles.

10h00 : loin de tout, je m'autorise une petite session plage. Le ciel est dégagé, le soleil brille, la mer est transparente, cela me permet de savoir ce qu'il y a autour de moi. Je dois admettre que j'ai une peur bleue des requins. Tout le monde m'affirme qu'ils sont en dehors des récifs, mais je ne parviens pas à m'enlever l'idée de la tête...

Pendant 2 heures, je défie les petites vagues jusqu'à ce que je trouve une petite crique, cachée en début de plage. La mer est encore basse, c'est l'occasion idéale pour profiter d'une petite piscine naturelle.

Au programme : musique en plein air, cocktail de fruits (acheté dans une petite épicerie avant d'aller  la plage), sable chaud, si ce n'est pas des conditions idylliques ça ! Vous pouvez surfer, faire du snorkelling etc. 
Plage Baie Lazare, route West Coast, après l'hôtel Kempinski. Plus d’infos ici



lundi 30 mars 2015

Je serai comme Octave


"Je suis publicitaire: eh oui je pollue l'univers. Je suis le type qui vous vend de la merde. Qui vous fait rêver de ces choses que vous n'aurez jamais. Ciel toujours bleu, nanas jamais moches, un bonheur parfait, retouché sur PhotoShop. J'ai trois vogues d'avance, et m'arrange toujours pour que vous soyez frustré. Le Glamour, c'est le pays où l'on n'arrive jamais. Je vous drogue à la nouveauté, et l'avantage avec la nouveauté, c'est qu'elle ne reste jamais neuve. Vous faire baver, tel est mon sacerdoce. Dans ma profession, personne ne souhaite votre bonheur, parce que les gens heureux ne consomment pas. Votre souffrance dope le commerce. Il vous faut d'urgence un produit, mais dès que vous le possédez, il vous en faut un autre. L'hédonisme n'est pas un humanisme : c'est du cash-flow. Sa devise? « Je dépense donc je suis ». Mais pour créer des besoins, il faut attiser la jalousie, la douleur, l'inassouvissement: telles sont mes munitions. Et ma cible, c'est vous. J'interromps vos films à la télé pour imposer mes logos et on me paye des vacances à Saint Barth' ou Lamu ou Phuket ou Lascabanes (Quercy). Je rabâche mes slogans dans vos magazines favoris et on m'offre un mas provençal ou un château périgourdin ou une villa corse ou une ferme ardéchoise ou un palais marocain ou un catamaran antillais ou un yacht tropézien. Je suis Partout. Vous ne m'échapperez pas. Où que vous posiez les yeux, trône ma publicité. Je vous interdis de vous ennuyer. Je vous empêche de penser. Le terrorisme de la nouveauté me sert à vendre du vide. Je décrète ce qui est Vrai, ce qui est Beau, ce qui est Bien. Je caste les mannequins qui vous feront bander dans six mois. A force de les placarder, vous les baptisez top-models; mes jeunes filles traumatiseront toute femme qui a plus de 14 ans. Vous idolâtrez mes choix. Cet hiver, il faudra avoir les seins plus hauts que les épaules et la foufoune dépeuplée. Plus je joue avec votre subconscient, plus vous m'obéissez. Mmm, c'est si bon de pénétrer votre cerveau. Je jouis dans votre hémisphère droit. Votre désir ne vous appartient plus : je vous impose le mien. Je vous défends de désirer au hasard. Votre désir est le résultat d'un investissement qui se chiffre en milliard d'euros. C'est moi qui décide aujourd'hui ce que vous allez vouloir demain. Jamais crétin irresponsable n'a été aussi puissant que moi depuis deux mille ans."
99 francs - Frédéric Beigbeder
Frédéric Beigbeder - 99 francs